Lundi 7 février 2005 1 07 /02 /Fév /2005 00:00

Sarkozy chez les pitres !

ONPP Dimanche 6 février sur France 3 :

Sarkozy n’a pas peur des pitres aussi prétentieux qu’ignorants et incultes. Le fin du fin pour M.O. Fogiel c’est d’essayer de coincer Sarkozy avec des questions aussi vides de sens que celles-ci :

-         Que faisait-il ( il y a plusieurs années) dans une émission tardive à rigoler avec Christine Bravo bourrée ?

-         N’a-t-il pas de remords d’avoir trahi Chirac en soutenant Balladur en 1995 et le trahira-t-il encore en 2007 ? etc. etc.

Pas une seule question sur ce que va devenir la France dans les cinq ans à venir, si les délocalisations se poursuivent, si les productifs continuent également à quitter le pays et si le peu d’actifs qui restent ploient de plus en plus sous le poids des charges. Que compte-t-il faire pour relever un pays qui est en voie de sous-développement depuis déjà plusieurs années ?

Mais ça arrange bien les politiques que les émissions de télévision soient animées par des nuls. Comme disait Coluche, « A la télé y a trop de gens qui regardent, on peut pas dire la vérité ».

Par Philippe Annaba - Publié dans : philannaba
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Vendredi 4 février 2005 5 04 /02 /Fév /2005 00:00

 

Comment les politiques-mafieux russes manipulent les journalistes français.

Jeudi 3 février 2005. Anniversaire d’Envoyé Spécial sur France 2.

Rediffusion d’un reportage sur des enfants handicapés en Russie. Même Bernard Lavilliers, pas tombé de la dernière pluie est bluffé ! « Ça c’est du journalisme, ils ont beaucoup de courage ».

En fait, il est évident que le directeur du centre est de mèche avec le père d’un enfant qui fait entrer la caméra. Qui peut nous faire croire que ce reportage ait pu être tourné sans la complicité des autorités qui attendent avec impatience la diffusion du reportage en France afin qu’il émeuve le public et que des dons soient envoyés pour améliorer le sort de ces enfants ?

Tant mieux bien sûr pour ces petits handicapés, mais quelle tristesse pour tous les autres enfants du globe, des millions, des favelas du Brésil aux trottoirs de Manille en passant par ceux qui vivent jour et nuit sur les décharges de Bogota, qui n’ont pas la chance d’avoir été mis sous les caméras de nos grands reporters par les mafieux locaux à l’affût de la charité internationale ?

En particulier, en vingt années de guerre, aucune caméra n’est venue filmer le génocide des soudanais du sud : 2 millions de morts et plus du double de réfugiés vers les pays voisins (Le Figaro du 31 janvier 2005). « …Aide alimentaire pillée par les groupes armés…famines et épidémies organisées… massacres méthodiques…des enfants ont été séparés de leurs parents, islamisés de force…il s’agit d’un nettoyage ethnique, d’une crise humanitaire sans précédent… »

Que faisaient les BHL et autres grands moralisateurs et quémandeurs des ONG,  ? Comme les journalistes, ils n’ont jamais été autorisés à entrer au Soudan, donc pas d’images, pas de reportages, pas d’audimat, peu de retombées financières et médiatiques, alors on s’en désintéresse ! 

 

Par Philippe Annaba - Publié dans : philannaba
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Mercredi 19 janvier 2005 3 19 /01 /Jan /2005 00:00

 

            Il est remarquable que tous les noms de dieux et de prophètes soient du genre masculin. Pourquoi depuis les temps lointains, toutes les religions n'ont-elles cessées  d'abaisser les femmes à un rang inférieur et se sont-elles acharnées à leur  ôter toute liberté ? Pourquoi les femmes ont-elles été cantonnées dans le seul rôle de la maternité. Pour les hommes la nature a fait des femmes des ventres, pour mettre au monde et point final.

En fait les hommes ont usurpé le pouvoir que la nature justement, avait donné aux femelles. Et ils ont toujours peur qu'elles arrivent à le reconquérir. Parce qu'à l’origine, la société humaine comme la plupart des sociétés animales, était matriarcale. À l’origine, la seule divinité , la divinité primordiale, c’était la Grande Déesse. Le pouvoir de donner la vie était un grand mystère au sein des sociétés primitives. La mythologie sumérienne raconte les gigantesques combats des premiers dieux mâles contre la Déesse. Lorsqu’ils prirent le pouvoir, ils conservèrent le culte des déesses, incontournable pour diviniser le plaisir et la procréation, d’Ishtar à Vénus en passant par Isis. Mais c’est surtout Yahvé qui chercha à effacer la Déesse Mère dans l’esprit de son peuple. C’est le Grand Patriarcal, le Mâle dans toute sa splendeur, déniant à la femme toute qualité autre que celle de la maternité, et accaparant tous les pouvoirs. Il brandit les tables de la Loi, et châtie impitoyablement  ceux qui l’enfreignent. Toutes les représentations de la déesse mère baignent en revanche dans un climat d’amour, de protection et de paix.

L’histoire du début de l’humanité a été modifiée par les hommes pour justifier leur autorité illégitime. Des femmes universitaires ont fait des découvertes dans ce sens. Elles n’ont  jamais été contestées par leurs collègues masculins qui se contentent de ne pas en parler: c'est le mur du silence.

La légende des Taïnos,  raconte également que dans des temps très éloignés, les femmes dirigeaient le monde au point que le soleil s’en est indigné et qu’il a ensemencé une vierge. C’est ainsi qu’est né Jurupari pour donner aux hommes les secrets du pouvoir. Des secrets qui ne devaient être transmis qu’aux enfants masculins.

Une archéologue péruvienne a mis au jour une cité sortie de la nuit des temps, une civilisation qui a connu neuf cents ans sans aucune guerre : sans aucun doute elle devait être dirigée par des femmes. Le seul avenir de l'homme c'est la femme. Ce sera long bien sur, mais partout où c’est possible, en douceur mais fermement, les femmes devront reprendre le pouvoir. C’est une gageure parce qu’il est déjà bien tard, mais l’être humain doit changer totalement sa façon de gérer son espèce et la terre sur laquelle il vit, sinon il va à sa perte. La femme doit reprendre en main les affaires de l’humanité et faire les choix inverses, un changement à cent-quatre-vingt degrés

    Tant qu'à procréer, il faut ré-instaurer la solidarité entre les mères autour et pour les enfants. Cette entraide est la seule structure sociale valable. L’amour maternel est le seul amour concret, sans hypocrisie, ni égoïsme, ni calcul, ni duplicité, et donc le seul sentiment, capable de faire régner la vrai justice. Tout ce que les hommes ont inventé craque de partout parce que leur pouvoir n’est pas naturel. Ils n’ont jamais compris comment marchait une société. En tous temps ils n’ont fait qu’abuser du pouvoir qu’ils avaient volé, pour laisser libre court au seul sentiment qu’ils connaissent, la volonté de puissance et au seul instinct qui les mène, l’acte sexuel.

      Extrait de "Bienheureux les stériles" sur

                  philippe.annaba.free.fr

Par Philippe Annaba - Publié dans : philannaba
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Samedi 4 décembre 2004 6 04 /12 /Déc /2004 00:00

Revoilà la grande messe du téléthon.

Un attrappe-nigaud de plus. C'est à l'Etat de s'occuper et de financer la recherche médicale; sinon à quoi servent les impôts, et presque 60% de prélèvements sociaux ?

Certains répondent que l'Etat ne peut pas tout faire. Alors l'Etat n'a qu'à s'occuper de ce qui le regarde, la santé l'éducation etc, et ne pas subventionner par démagogie des prétendues oeuvres d'art, subventions qui ne servent en fait qu'à enrichir quelques amis. Surtout, le rôle de l'Etat est de mettre un point final aux extraordinaires gaspillages et détournements de fonds qui ont lieu depuis des années dans l'administration et dans les entreprises publiques: voir les rapports de la Cours des Comptes qui ne sont jamais suivis d'effet. Les sommes récoltées lors de ces grandes messes caritatives sont dérisoires à côté du gaspillage et des détournements.

Et quelle dérision ces vedettes du Show Biz qui viennent à la tété faire la manche pour des bonnes causes, et qui s'arrangent, eux pour habiter des paradis fiscaux, la Suisse ou le Luxemboug! En fait elles se font ainsi une pub gratuite très porteuse pour leur image de marque!

Par Philippe Annaba - Publié dans : philannaba
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Mardi 30 novembre 2004 2 30 /11 /Nov /2004 00:00

     ACADEMIE DE L'INUTILE

L'Université, exclusivement centrée sur sa fonction utilitaire et professionnelle, devient une composante directe de l'activité économique et il lui est de plus en plus difficile de remplir son véritable rôle, la fonction critique.  « L'Université d'aujourd'hui est un lieu anti-culturel, voire un antre de barbares. » Gaétan Daoust, professeur, Université de Montréal.  

Comme antidote il s'agit de pratiquer l'art de l'inutile, c'est à dire le plaisir de la pensée pour elle-même, la libre pensée.

Plus l’utile tombe dans l’abjecte, plus l’inutile devient noble.

Tout ce que vous croyez utile est inutile.

Tout ce que vous croyez superflu est fondamental.

Il n’y a pas d’échelle de valeur puisque le premier venu peut la mettre à l’envers et l’imposer par la publicité, le conditionnement, la propagande, l’endoctrinement.

Une échelle n’est inoffensive qu’allongée par terre.                                                                                    Il est urgent de prendre conscience de l’inutilité de toute chose.                                      

Ainsi Tchouang-tseu (environ 350 av J.-C) et Cioran (1911-1995) avaient-ils fait vœu d’inutilité.

Certes les réflexions de Cioran sont aux antipodes de la pensée unique.

Mais, au fait, qu’est-ce que la pensée unique ?

C’est une pensée correcte, donc molle, consensuelle, bienveillante parfois jusqu’à la viscosité.

Elle est le plus souvent moralisante, au besoin larmoyante mais pourtant toujours dominante.

L’autre pensée est donc incorrecte parce que l’expression de la révolte, de la rébellion, de la provocation.

Elle peut être sauvage, insolente, polémique ou festive.

Mais pour mériter le terme de pensée, il lui faut surtout être indépendante.

Une pensée qui a su s’abstraire des multiples conditionnements sociaux.

Seule la libre pensée caractérise l’honnête homme.

Mais avant d’entamer toute discussion, il faudrait au préalable se mettre d’accord sur la relativité générale de la signification des mots employés. Malheureusement personne n’a de temps à perdre avec une telle mise au point. Il y a tellement de choses plus intéressantes à découvrir que la vérité : du dernier petit ami de telle chanteuse aux pronostics relatifs à la Coupe du Monde.

Pourtant, à un certain niveau de réflexion, on ne peut se comprendre en utilisant le langage sans précaution.

Les mots n’existent que pour que les membres de la société sachent ce que celle-ci attend d’eux. Le langage permet au sujets sociaux de se comprendre afin qu’ils œuvrent à la bonne marche de la société. Le langage permet d’imposer à tous, la norme ( nul n’est censé ignorer la loi ), c’est le liant social, l’instrument du conformisme social.

« On croit les choses parce qu’on a été conditionné à les croire »

(Aldous Huxley, Le meilleur des mondes.)

 Le premier mot que le docteur Moreau apprend à ses créatures c’est «Il faut respecter la loi » (L’Ile du Docteur Moreau, H.G. Wells). Chaque mot a son rôle social à jouer dans la tête de l’administré même s’il n’a pas la même signification dans chaque classe sociale, dans chaque sphère d’éducation.

La société évoluant, les mots évoluent en même temps. Le monde s’ouvrant de plus en plus sur l’extérieur, certains mots disparaissent ou voient leur sens altéré, d’autres sont récupérés  (fuck), et tout le monde n’est pas toujours capable de suivre.

Déjà lors de la construction de la tour de Babel c’est l’incompréhension générale qui fut la cause du bordel ambiant et qui selon la Bible, aurait empêché l’achèvement de l’édifice. C’est qu’en effet le langage est destiné aux esclaves. Qu’ils soient riches ou pauvres n’est pas la question. Les mots ne sont pas faits pour aider l’homme à trouver les réponses aux questions qu’il se pose sur l’existence et sur l’absurdité de sa condition. L’écriture a été inventée pour tenir la comptabilité des paysans et des commerçants. Puis elle a servit a fixer la loi (code d’Hammourabi). Ensuite les religions s’en sont emparée et ne l’ont plus lâchée, puisque toute pensée, la plus laïque soit-elle, sent encore l’eau bénite.

Ainsi tout dialogue philosophique est une gageure, les mots n'ont pas été conçus pour chercher un sens à l'existence.

Qu’est-ce que chacun met derrière âme, esprit, conscience, foi, égalité, solidarité, culture, sans parler de Dieu ou des mots savants qui ne préoccupent que quelques cercles ?

Qu’est-ce que les lois universelles de la nature, fondements de la métaphysique des mœurs pour Emmanuel Kant ?

«Agit comme si ton action pouvait être érigée en loi universelle de la nature ». Mais les lois universelles de la nature font bien rigoler les malfrats, des plus petits aux plus grands, mais on continue d’employer des mots à forte connotation idéologique, en l’occurrence judéo-chrétienne, qui ne signifient plus rien.

Kant voulait créer une morale sans référence divine, mais Dieu était toujours dans sa tête. Comme dans celle de Descartes, qui s’est donc retrouvé dans l’incapacité de véritablement faire table rase.

Pour Platon il n’y a rien à dire puisque avant de dire quoi que ce soit il faudrait se défaire des opinions établies et des propagandes dominantes.

De même Wittgenstein ne voit dans la philosophie que des quiproquos et des malentendus engendrés par nos manières de parler. Avec des mots nous pouvons seulement décrire des faits et encore. Quant à discourir sur le monde ou sur l’existence, c’est trop affaire de circonstances, de contexte, le plus souvent indescriptibles et indicibles. Les mots qu’on va utiliser n’ont pas été conçus pour de telle digressions, il ne peut s’en suivre qu’une mauvaise compréhension générale, des illusions métaphysiques, un verbiage inutile.

Par conséquent, « Ce qu’on ne peut dire, il faut le taire. »

Déjà Tchouang-tseu disait : « Qui sait ne parle pas, qui parle ne sait pas ».

« [Chez Tchouang-tseu] le langage crée des dichotomies que les petits esprits prennent pour des oppositions réelles, ce qui suscite entre eux des conflits interminables. Ces combats futiles les épuisent et finissent par les détruire ».

« Le sage ne se laisse pas enfermé dans les formes du langage, dont il perçoit l’arbitraire, mais "se laisse guider par le manifestation des choses". Il les voit se manifester à lui, ou en lui, et se règle sur ce qu’il voit. Les choses ne cessant de changer, il "adapte son langage au changement" ».

             Jean-François Billeter, Études sur Tchouang-tseu

C’est à dire qu’il s’agit de bien observer les situations, afin d’y "voir clair", malgré la propagande, les conditionnements et autres manipulations des esprits.

« De quelle manière faut-il apprendre ou découvrir la nature des choses ?.. Qu’il nous suffise d’avoir reconnu que ce n’est pas des mots qu’il faut partir, mais que c’est dans les choses mêmes qu’il faut les apprendre et les chercher… Et il n’est guère sage de s’en remettre aux mots du soin de soi-même et de son âme ».                       Socrate, le Cratyle.

Alain Badiou dans Circonstances 1 arrive à une conclusion un peu différente et que nous ferons nôtre : « les seules considérations qui méritent d’être exprimées ne peuvent être qu’ironiques, polémiques, sarcastiques, à contre-courant et scandaleuses. »

On ne peut philosopher avec des mots, on ne peut que jouer avec.

             Et seule l’irrévérence mérite de troubler le silence.

 Toute politique, même la subversion ; tout art, même le dadaïsme ou le surréalisme ; toute pensée radicale, même le situationnisme, peuvent être récupérés par le Marché… sauf l’antiprocréationnisme, parce qu’il est une philosophie individuelle de l’existence. Rien ni personne ne peut avoir de prise sur lui. L'antiprocréationnisme est une sorte d'anarchisme non-violent.                            Développement dans un essai en ligne, sur le site                            " philippe.annaba.free.fr "           

          Avertissement : le lecteur de Bienheureux les stériles pourra trouver fastidieux ou prendre comme le signe de la facilité, le recours à tant de citations. Mais pour la plupart des gens et compte tenu du poids des conditionnements sociaux qui pèse sur tout un chacun, le discours qui suit est tellement inhabituel, choquant, aberrant, ou subversif, qu’au moins l’auteur pourra paraître moins fou, s’il n’est pas tout seul à raisonner ainsi, à travers les siècles des siècles, et d’un bout à l’autre du monde.

 

Par Philippe Belotte - Publié dans : philannaba
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